Pertes auditives
Les trois types de perte auditive, leurs symptômes, le diagnostic par des tests auditifs et les traitements selon la cause, y compris l’urgence d’une perte auditive soudaine.
Doç. Dr. Osman Halit Çam
ORL et chirurgie de la tête et du cou · Üsküdar, Istanbul
{ IA · évaluation préliminaire }
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Les réponses de l’IA ne remplacent pas un diagnostic médical.
Une perte auditive peut résulter d’un problème situé à n’importe quel point du trajet du son, de l’oreille externe à l’oreille interne et au nerf auditif. Le diagnostic est précisé par des tests auditifs ; selon la cause, la prise en charge repose sur un traitement médical, une intervention chirurgicale ou un appareil auditif. Une perte auditive soudaine d’un seul côté nécessite une évaluation urgente.
- Type
- Diagnostic + traitement
- Durée
- Variable
- Anesthésie
- Aucune / selon l’intervention
- Hospitalisation
- Aucun / selon l’intervention
- Convalescence
- Variable
Résumé : La perte auditive correspond à une diminution de la capacité à entendre les sons ou à comprendre la parole. Elle se répartit en trois grands types : de transmission, neurosensorielle et mixte. Les symptômes pouvant varier d’une personne à l’autre, le type de perte ne peut pas être déterminé à partir des seules difficultés rapportées ; un examen et des tests auditifs objectifs sont nécessaires. La prise en charge est définie selon la cause sous-jacente, les mesures réalisées et les besoins de communication de la personne.
La perte auditive est un trouble qui peut concerner différentes parties du système allant de l’oreille externe au nerf auditif. La localisation du problème influence la nature de la perte et les options que le médecin peut envisager. La distinction entre une atteinte potentiellement temporaire et une atteinte susceptible de persister repose sur une évaluation clinique, et non sur les seules observations de la personne.
Quels sont les trois types de perte auditive
La perte auditive se répartit en trois grands groupes selon la région anatomique touchée : de transmission, neurosensorielle et mixte. Cette classification ne repose pas uniquement sur les symptômes ; elle nécessite une interprétation conjointe de l’examen de l’oreille et des tests auditifs. Une même gêne pouvant être liée à différents mécanismes, cette distinction relève du médecin.
Perte auditive de transmission
La perte auditive de transmission est liée à une altération du passage du son de l’oreille externe ou moyenne vers l’oreille interne. Un bouchon de cérumen, la présence de liquide dans l’oreille moyenne, des problèmes du tympan, des infections ou des atteintes de la mobilité des osselets de l’oreille moyenne font partie des causes que le médecin peut rechercher.
L’évolution de ce type de perte dépend de la cause sous-jacente. Certaines causes peuvent être temporaires, tandis que d’autres peuvent nécessiter un suivi prolongé ou une intervention. Il n’est donc pas possible d’affirmer de manière générale qu’une perte auditive de transmission se corrige. L’évolution que le traitement peut permettre dépend de la nature de la cause et de l’état des autres structures de l’oreille.
L’otospongiose est l’une des affections pouvant altérer la mobilité de l’étrier, un osselet de l’oreille moyenne. L’importance de la modification de l’audition et son évolution peuvent varier d’une personne à l’autre. Les différentes approches, y compris la chirurgie, ne sont envisagées que chez les personnes pour lesquelles elles sont jugées adaptées ; les bénéfices attendus, les limites et les risques des interventions sont examinés ensemble lors de la décision.
Perte auditive neurosensorielle
La perte auditive neurosensorielle résulte d’une atteinte des structures de l’oreille interne ou des voies liées au nerf auditif. Les changements liés à l’âge, l’exposition prolongée à des sons intenses, certains médicaments et les caractéristiques génétiques font partie des facteurs pouvant être pris en compte dans l’évaluation. Aucun de ces facteurs ne peut toutefois être retenu comme cause sur la seule base des symptômes.
Les modifications de l’audition liées à l’âge peuvent toucher les deux oreilles à des degrés différents. Certaines personnes constatent des difficultés à entendre certains sons, tandis que d’autres peinent à distinguer la parole, en particulier en présence d’un bruit de fond. L’exposition au bruit a également un lien avec la santé auditive ; la nature, la durée et l’importance de ses effets peuvent varier selon les caractéristiques individuelles.
Dans les pertes neurosensorielles, la réversibilité des modifications de l’oreille interne varie d’une personne à l’autre. Un appareil auditif ou, dans certains cas sélectionnés, un implant cochléaire peuvent être envisagés pour faciliter la communication auditive ; aucun résultat précis ne peut être garanti. Leur pertinence est déterminée en examinant conjointement les mesures auditives, la capacité à distinguer la parole et les besoins de communication quotidiens.
Perte auditive mixte
La perte auditive mixte associe une composante de transmission et une composante neurosensorielle dans la même oreille. Autrement dit, une même évaluation peut révéler une altération à la fois de la transmission du son dans l’oreille externe ou moyenne et des fonctions liées à l’oreille interne ou au nerf auditif.
La découverte d’une atteinte supplémentaire de l’oreille moyenne chez une personne présentant une perte neurosensorielle peut correspondre à une perte mixte. Cette distinction ne peut toutefois pas être faite à partir d’observations à domicile. Le degré de chaque composante et la mesure dans laquelle elle peut être influencée par le traitement sont évalués séparément ; l’évolution dépend de la personne et des causes sous-jacentes.
Quels sont les symptômes d’une perte auditive
Outre une diminution de la perception des sons, une perte auditive peut se manifester par des difficultés à distinguer la parole ou à communiquer dans un environnement bruyant. La présence de ces changements ne permet pas, à elle seule, d’identifier un type précis de perte auditive. Des difficultés persistantes ou ayant un retentissement sur la communication quotidienne nécessitent une évaluation objective.
Les changements que la personne ou son entourage peuvent remarquer sont les suivants :
- Des difficultés à comprendre clairement certains mots alors que la parole est entendue
- Un besoin accru de faire répéter les propos
- Une augmentation du volume de la télévision ou de la radio
- Une préférence pour une oreille lors des conversations téléphoniques
- Des difficultés à suivre une conversation dans un lieu fréquenté ou bruyant
- Des difficultés à ajuster le volume de sa propre voix
- La présence associée d’acouphènes ou d’une sensation d’oreille pleine
Ces observations ne constituent ni un dépistage ni une mesure de l’audition. Pour préparer la consultation, il est possible de noter les situations difficiles, la manière dont le changement a été remarqué et ses effets sur la communication quotidienne. Ces informations peuvent aider à l’évaluation clinique, mais ne remplacent pas les tests auditifs et ne permettent pas, à elles seules, de poser un diagnostic.
Les acouphènes, la sensation d’oreille pleine ou les difficultés à comprendre la parole peuvent accompagner différentes affections de l’oreille. Une cause précise ne doit pas être avancée sans interprétation conjointe des caractéristiques des symptômes, des constatations de l’examen et des tests auditifs.
Pourquoi une perte auditive soudaine est-elle une urgence
La perte auditive soudaine est une situation clinique caractérisée par une diminution de l’audition constatée de manière inattendue et rapide. Un bouchon de cérumen ou d’autres atteintes de l’oreille moyenne pouvant produire une sensation similaire, la personne ne peut pas en distinguer la cause de manière fiable par elle-même. L’évaluation repose sur un examen et les tests auditifs nécessaires.
Une modification soudaine de l’audition mérite une attention particulière, car, pour certaines causes, le délai de l’évaluation médicale peut influencer le traitement. Toutefois, sans examen, il n’est pas possible de déterminer le type de perte, son origine ou le traitement envisageable. Si les corticoïdes peuvent être envisagés par le médecin dans certaines situations cliniques, la décision de commencer ou d’arrêter un médicament, d’en modifier la dose ou d’en choisir la voie d’administration ne doit pas être prise de sa propre initiative.
Toute sensation soudaine d’oreille bouchée ne traduit pas nécessairement la même maladie. Il est nécessaire d’examiner le conduit auditif, le tympan et l’oreille moyenne, puis, si cela est jugé utile, de réaliser des mesures auditives objectives. Cette démarche permet de distinguer les différentes possibilités dans leur contexte clinique, plutôt que d’associer les symptômes à un seul diagnostic présumé.
Si les symptômes sont importants ou s’aggravent rapidement, il convient de consulter sans délai dans un établissement de santé.
Comment diagnostique-t-on une perte auditive
Le diagnostic d’une perte auditive repose sur l’interprétation conjointe des antécédents médicaux, de l’examen de l’oreille et de tests objectifs adaptés. Les tests aident à déterminer si l’audition a diminué, mais aussi à comprendre la localisation possible de l’atteinte et son retentissement sur la communication. Tous les tests ne sont pas nécessairement utiles pour chaque personne.
L’examen porte sur le conduit auditif, le tympan et les signes visibles concernant l’oreille moyenne. Il peut mettre en évidence un bouchon de cérumen, des modifications du tympan ou des signes d’atteinte de l’oreille moyenne ; leur retentissement sur l’audition est toutefois interprété, si nécessaire, à l’aide des mesures auditives.
Les principales méthodes d’évaluation sont les suivantes :
- Audiométrie tonale (audiométrie) : Elle évalue les réponses à des sons de différentes fréquences. Les seuils obtenus fournissent des informations cliniques sur le degré et le type de perte auditive.
- Audiométrie vocale : Elle évalue la capacité à entendre et à distinguer les mots. Les résultats sont examinés en tenant compte des besoins de communication quotidiens et des autres mesures auditives.
- Tympanométrie : Elle mesure la réponse du tympan et du système de l’oreille moyenne aux variations de pression. Les résultats peuvent contribuer à l’évaluation de différentes situations, dont la présence de liquide dans l’oreille moyenne ; ils ne suffisent pas, à eux seuls, à établir un diagnostic définitif.
- Otoémissions acoustiques (OEA) et potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral (ABR) : Ces tests peuvent fournir des informations objectives sur certaines fonctions de l’oreille interne et des voies auditives. Le choix du test dépend de l’âge, de la capacité à coopérer et de la question clinique à explorer.
- Imagerie : Dans certains cas sélectionnés, une IRM ou un scanner peuvent être demandés pour examiner l’oreille interne, le nerf auditif ou les structures environnantes.
Les résultats des tests sont interprétés en les mettant en relation entre eux et avec les constatations de l’examen. Par exemple, les seuils de l’audiométrie renseignent sur le niveau auditif, tandis que l’audiométrie vocale apporte un éclairage différent sur la compréhension des sons. La tympanométrie fournit, quant à elle, des informations complémentaires sur le fonctionnement de l’oreille moyenne.
Les traitements de la perte auditive
Le traitement d’une perte auditive est défini selon son type, son degré, la cause sous-jacente et les besoins de communication de la personne. Aucune méthode ne convient à toutes les pertes auditives. Les bénéfices possibles, les limites et les risques d’un traitement médical, d’une intervention chirurgicale ou des solutions d’aide auditive sont évalués individuellement.
En cas de perte de transmission, la prise en charge dépend de la cause identifiée lors de l’évaluation :
- Bouchon de cérumen : Il peut être retiré par une méthode adaptée si le médecin le juge nécessaire. L’évolution possible de l’audition dépend de l’importance de l’obstruction et de l’existence éventuelle d’un autre trouble auditif associé. Les limites et les risques possibles du geste sont abordés lors de l’évaluation individuelle.
- Liquide dans l’oreille moyenne ou situations liées à une infection : Selon les constatations de l’examen, un suivi médical, un traitement médicamenteux ou des interventions peuvent être envisagés. Aucun changement de médicament ni arrêt du traitement ne doit être effectué sans décision médicale.
- Chirurgie du tympan et de l’oreille moyenne : Dans certains cas sélectionnés touchant le tympan ou les osselets, une tympanoplastie ou une autre intervention sur l’oreille moyenne peuvent être envisagées. Un gain auditif ne peut être garanti ; les risques, les limites et les autres possibilités sont examinés ensemble avant la décision.
En cas de perte neurosensorielle, la prise en charge peut viser à soutenir les capacités auditives existantes et la communication :
- Évaluation en vue d’un appareillage auditif : La décision ne repose pas uniquement sur les seuils en décibels de l’audiogramme. Le type de perte, la capacité à distinguer la parole, les environnements quotidiens et les attentes de la personne sont évalués ensemble. Le bénéfice que l’appareil peut apporter varie d’une personne à l’autre.
- Implant cochléaire : Il s’agit d’une option chirurgicale pouvant être envisagée chez certaines personnes sélectionnées lorsque le bénéfice auditif apporté par un appareil est jugé insuffisant. Son principe repose sur la stimulation du nerf auditif par un système d’électrodes placé dans l’oreille interne. Les risques liés à la chirurgie et au dispositif, les limites et les bénéfices attendus font partie de l’évaluation individuelle de l’indication.
Chez l’enfant, les atteintes de l’oreille moyenne sont évaluées en fonction de l’âge, des caractéristiques du développement et des résultats des tests objectifs. Les observations des parents peuvent aider à préparer la consultation, mais ne remplacent ni le diagnostic ni les mesures. Des informations générales sur ce sujet figurent dans la rubrique consacrée à l’otite moyenne chez l’enfant.
Comparaison des types de perte auditive
La comparaison des types de perte auditive permet de comprendre les régions anatomiques touchées et la démarche d’évaluation ; elle ne permet pas de déduire directement un diagnostic à partir des symptômes. Les caractéristiques présentées dans le tableau ne suffisent pas, à elles seules, à poser un diagnostic. Plusieurs mécanismes pouvant coexister chez une même personne, la classification repose sur l’interprétation conjointe de l’examen et des tests auditifs.
| Aspect évalué | De transmission | Neurosensorielle | Mixte |
|---|---|---|---|
| Région anatomique concernée | Oreille externe ou moyenne | Oreille interne ou voies liées au nerf auditif | Atteinte conjointe des régions impliquées dans les composantes de transmission et neurosensorielle |
| Situations que le médecin peut rechercher | Bouchon de cérumen, liquide dans l’oreille moyenne, problèmes du tympan ou des osselets | Changements liés à l’âge, exposition au bruit, médicaments ou caractéristiques génétiques | Coexistence de situations liées aux deux mécanismes |
| Évaluation clinique | Interprétation conjointe de l’examen, de l’audiométrie et des mesures de l’oreille moyenne | Évaluation de l’audiométrie, des tests de discrimination de la parole et, si nécessaire, d’examens complémentaires | Évaluation séparée du degré de chaque composante |
| Orientation de la prise en charge | Des options médicales ou chirurgicales peuvent être envisagées selon la cause sous-jacente | Des solutions d’aide auditive peuvent être envisagées | Une prise en charge personnalisée peut être définie pour chaque composante |
| Limites concernant le résultat | L’évolution dépend de la cause et des constatations associées | L’évolution et l’aide pouvant être apportée varient d’une personne à l’autre | Les composantes peuvent répondre différemment au traitement |
Questions fréquentes
Les questions fréquentes sur la perte auditive aident à comprendre la démarche d’évaluation plutôt qu’à déduire un diagnostic à partir des symptômes. Le seul nom du type de perte ne permet pas de savoir si l’audition peut s’améliorer, si une intervention chirurgicale est nécessaire ou si un appareil est adapté. Les réponses sont personnalisées en fonction de l’examen, des mesures audiologiques et des besoins de communication quotidiens de la personne.
Une perte auditive peut-elle s’améliorer ?
La réversibilité de la modification de l’audition dépend du type de perte, de sa cause et des signes associés au niveau de l’oreille. Certains troubles de transmission peuvent s’améliorer, tandis que certaines pertes peuvent persister. Un appareil auditif ou un implant cochléaire peuvent faciliter la communication chez certaines personnes ; aucun résultat notable ou durable ne peut être garanti.
Une perte auditive nécessite-t-elle toujours une intervention chirurgicale ?
Non. La chirurgie est l’une des options qui peuvent être envisagées uniquement dans certaines atteintes du tympan ou de l’oreille moyenne, ou dans certains cas sélectionnés de perte auditive avancée. Un suivi médical, un traitement médicamenteux ou une évaluation en vue d’un appareillage auditif peuvent également être envisagés selon le tableau clinique. La décision est prise après l’examen et les résultats des tests.
Une perte auditive soudaine est-elle une urgence ?
Une baisse de l’audition constatée soudainement nécessite une évaluation médicale, car la personne ne peut pas en distinguer la cause de manière fiable et le délai d’évaluation peut influencer la prise en charge. Si les symptômes sont importants ou s’aggravent rapidement, il convient de consulter sans délai dans un établissement de santé. Aucun traitement médicamenteux ne doit être commencé de sa propre initiative, et les médicaments en cours ne doivent pas être modifiés sans avis médical.
À partir de quel degré de perte auditive un appareil est-il nécessaire ?
La décision de recourir à un appareil auditif ne repose pas uniquement sur un seuil donné en décibels. Le type de perte auditive, les seuils aux différentes fréquences, la capacité à distinguer la parole, les situations de communication quotidiennes et les besoins de la personne sont évalués ensemble. Des prises en charge différentes peuvent donc être proposées à des personnes présentant des niveaux auditifs mesurés identiques.
Les acouphènes sont-ils un signe de perte auditive ?
Les acouphènes peuvent accompagner une perte auditive, mais ne permettent pas, à eux seuls, d’identifier un type de perte ou une maladie en particulier. Leurs caractéristiques, l’examen de l’oreille et les mesures auditives sont évalués ensemble. Les observations faites à domicile ne permettent pas de poser un diagnostic ; noter le moment et les circonstances dans lesquels les acouphènes sont perçus peut toutefois aider à préparer la consultation.
Peut-on prévenir une perte auditive liée au bruit ?
La réduction de l’exposition au bruit et l’utilisation de protections auditives adaptées peuvent contribuer à préserver l’audition. Le risque individuel dépend de la nature du son, des conditions d’exposition et des caractéristiques personnelles. Les mesures de protection liées à l’utilisation d’un casque ou d’écouteurs, ou à l’environnement de travail, doivent être définies en tenant compte des caractéristiques du milieu concerné plutôt que d’hypothèses générales.
Références
Aucune source externe dont le document a été vérifié n’ayant été fournie pour ce texte, les pages d’accueil d’institutions ne sont pas présentées comme références.
Ce contenu est fourni à titre informatif ; un examen médical est nécessaire pour le diagnostic et le traitement.
Questions fréquentes
Une perte auditive nécessite-t-elle toujours une intervention chirurgicale ?
Non. La chirurgie est l’une des options qui peuvent être envisagées uniquement dans certaines atteintes du tympan ou de l’oreille moyenne, ou dans certains cas sélectionnés de perte auditive avancée. Un suivi médical, un traitement médicamenteux ou une évaluation en vue d’un appareillage auditif peuvent également être envisagés selon le tableau clinique. La décision est prise après l’examen et les résultats des tests.
Une perte auditive soudaine est-elle une urgence ?
Une baisse de l’audition constatée soudainement nécessite une évaluation médicale, car la personne ne peut pas en distinguer la cause de manière fiable et le délai d’évaluation peut influencer la prise en charge. Si les symptômes sont importants ou s’aggravent rapidement, il convient de consulter sans délai dans un établissement de santé. Aucun traitement médicamenteux ne doit être commencé de sa propre initiative, et les médicaments en cours ne doivent pas être modifiés sans avis médical.
À partir de quel degré de perte auditive un appareil est-il nécessaire ?
La décision de recourir à un appareil auditif ne repose pas uniquement sur un seuil donné en décibels. Le type de perte auditive, les seuils aux différentes fréquences, la capacité à distinguer la parole, les situations de communication quotidiennes et les besoins de la personne sont évalués ensemble. Des prises en charge différentes peuvent donc être proposées à des personnes présentant des niveaux auditifs mesurés identiques.
Les acouphènes sont-ils un signe de perte auditive ?
Les acouphènes peuvent accompagner une perte auditive, mais ne permettent pas, à eux seuls, d’identifier un type de perte ou une maladie en particulier. Leurs caractéristiques, l’examen de l’oreille et les mesures auditives sont évalués ensemble. Les observations faites à domicile ne permettent pas de poser un diagnostic ; noter le moment et les circonstances dans lesquels les acouphènes sont perçus peut toutefois aider à préparer la consultation.
Peut-on prévenir une perte auditive liée au bruit ?
La réduction de l’exposition au bruit et l’utilisation de protections auditives adaptées peuvent contribuer à préserver l’audition. Le risque individuel dépend de la nature du son, des conditions d’exposition et des caractéristiques personnelles. Les mesures de protection liées à l’utilisation d’un casque ou d’écouteurs, ou à l’environnement de travail, doivent être définies en tenant compte des caractéristiques du milieu concerné plutôt que d’hypothèses générales.
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